Espérons
le !
Au cours des douze émissions qui ont précédé, nous avons pu admirer des
pays superbes par leur nature et par leur histoire. Nous avons vu des
lacs merveilleux menacés de disparition ou de pollution. Les gens qui
nous ont accueillis et qui nous ont présentés de telles merveilles sont
eux-mêmes menacés par le manque d’eau et par des catastrophes environnementales
graves. Parce que ces pays sont aux portes de l’Europe, parce qu’un jour
ils feront partie de l’Union Européenne mais surtout parce que leurs habitants
sont des Hommes, la Communauté Mondiale a le devoir de les aider à préserver
leur environnement.
Sans vouloir considérer l’Asie Centrale comme un laboratoire, l’Humanité
est pourtant bien obligée d’aider ces pays à résoudre leurs problèmes
environnementaux en appliquant chez eux des techniques dont les effets
à long terme ne peuvent être évalués que par des techniques de simulation
et avec une marge d’erreur difficile à apprécier.
Il est souvent intéressant de profiter de l’expérience des autres. Ces
dernières décennies, deux pays ont assez bien réussi à faire reculer le
désert : Israël et la Libye. Les premiers en économisant l’eau grâce à
des techniques modernes d’irrigation, les seconds en allant chercher cette
eau à 1.500 km au moyen d’un canal partiellement couvert. Les deux techniques
sont applicables en Asie Centrale.
L’utilisation judicieuse de l’eau n’a normalement pas de conséquences
fâcheuses sur l’environnement. De même, il est peu probable qu’une diminution
du débit de l’Ob modifie l’écosystème de l’Océan Arctique. Mais dans les
deux cas pourtant, en faisant reculer le désert, nous allons modifier
la couleur du sol et donc son albédo. Peut-on faire cela impunément ?
Quel serait le comportement climatique d’une Terre dont les continents
seraient verts à nonante pourcents ?
En studio
Ambassadeurs d’Israël et de Libye.
Professeur de météorologie à l’UCL.
Responsable du programme TACIS.
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