| Regard sur le Kazakhstan |
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Avec une surface de près de deux fois la communauté européenne et des ressources proportionnelles à cette superficie, le Kazakhstan est une puissance économique mais aussi culturelle. Son président Nursultan Nazarbaiev en est conscient. Personnage bagarreur et positif, il connaît la valeur de son pays et de sa population et, en cas de participation à une Union Européenne élargie ou à tout autre union économique, il ne se contentera pas d’un strapontin. Il sait tenir tête aussi bien aux Etats Unis qu’à ses deux puissants voisins que sont la Chine et la Russie. Cette dernière a des comptes à rendre et Nursultan Nazarbaiev entend bien faire valoir ses droits. A l’époque soviétique, le Kazakhstan a été considéré comme un état poubelle. Des essais nucléaires ont été effectués dans le sous-sol et dans l’atmosphère en ne tenant pas beaucoup compte de la population qui y vivait. A cela s’ajoute le désastre de la Mer d’Aral. Et n’oublions pas Baïkonour. Ce n’est pas dans un soucis de développement du Kazakhstan que les Soviétiques y ont installé la base spatiale mais bien pour ne pas s’exposer eux aux dangers des lancements dont certains ont fait appel à des carburants et comburants toxiques. Ce qui n’a pas réussi sa mise en orbite est forcément retombé au sol. Aujourd’hui le Kazakhstan a beaucoup à offrir aux investisseurs mais cas derniers doivent être très prudents surtout dans le domaine pétrolier. Si les gisements de l’intérieur du pays ne présentent guère de risques, il n’en va pas de même de ceux situés à proximité de la Mer Caspienne dont la ligne de côte est assez indéterminée. Mais la richesse du Kazakhstan ne se limite pas aux hydrocarbures. Le Kazakhstan produit cinquante des éléments du tableau de Mendeleïev sous forme de métaux purs, d’alliages spéciaux ou de produits chimiques. Le Kazakhstan possède nonante pourcents des réserves mondiales de tungstène. Le pays offre aussi de grandes possibilités d’investissements dans le domaine touristique. Outre les dangers représentés par les changements de niveau de la Mer Caspienne, les investisseurs doivent tenir compte d’un facteur très important : l’existence d’une culture auxquels les Kazakhs tiennent beaucoup. Il ne s’agit nullement d’un nationalisme mais bien de préserver un héritage culturel, de favoriser tout ce qui peut mettre cet héritage en valeur mais aussi de se méfier d’investisseurs qui pourraient arriver au Kazakhstan en terrain conquis. Leur passé nomade a fait des Kazakhs des aventuriers libres et indépendants.Personne ne devra jamais l’oublier. Si quatre-vingts pourcents du pays sont couverts par des déserts, les vingt pourcents qui restent offrent un échantillon d’à peu près tous les climats. De plus, le désert lui-même n’est pas dépourvu de charme. Aqtau est appelée la perle de la Caspienne. En fait, elle ressemble fort à Blankenberge et c’est plutôt l’arrière pays qui est source de dépaysement avec le désert et des formations rocheuses très pittoresques. Avec ses maisons centenaires, Fort Shevchenko ressemble à un village de Western mais manque furieusement d’infrastructure. Dans les deux cas, la présence des chercheurs de pétrole tire les prix vers le haut. La partie non polluée de marais de l’arrière pays est le paradis des amateurs de faune à l’état sauvage mais aussi, malheureusement, celui des pêcheurs, des chasseurs et même de braconniers sans scrupules. C’est l’intérieur du Kazakhstan qui mérite le plus d’intérêt. Le Lac Balkhash dont nous avons déjà parlé mais aussi bien d’autres lacs dont les plus petits ne sont pas les moins intéressants. En plus du désert et de la steppe le Kazakhstan offre à peu près tout ce dont peut rêver un vacancier et, qui plus est pour un prix assez abordable si on reste au sol. Car ne l’oublions pas, Baïkonour reste une base spatiale très active et ouverte aux visiteurs et aux touristes. Ces derniers peuvent la visiter mais les plus fortunés d’entre eux peuvent même acheter un ticket pour l’espace. A condition de réussir des tests médicaux sévères.
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